Qu’est-ce que la proprioception ?

 

La proprioception est une sorte de 6ème sens. Elle garantit notre équilibre et notre représentation spatiale de notre propre corps dans l’espace environnant.

Elle est composée de récepteurs qui agissent comme des antennes :

l’œil,

le pied,

la bouche,

l’oreille interne

et les muscles.

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Ces antennes communiquent avec le cerveau en permanence afin de donner des indications d’équilibre comme « un niveau à bulle », mais renseignent aussi sur leur localisation spatiale comme le ferait un GPS.

Suite à tous ces renseignements, le cerveau peut donner ses instructions aux muscles afin de provoquer un mouvement ou même maintenir une station debout prolongée, et bien sûr sans volonté de notre part.

Les mouvements quotidien nous semblent naturels : marcher, prendre un objet, serrer la main, mettre son verre à la bouche, attraper une balle, se diriger vers un endroit, et beaucoup d’autres actions de notre vie quotidienne.

 

Toutes ces actions nécessitent et sollicitent notre proprioception.

Les enfants ont des activités quotidiennes qui sollicitent leur proprioception : écrire, lire, parler, écouter, comprendre, rester en position assise, taper dans un ballon, attraper une balle, courir, s’habiller, et la plupart du temps, faire plusieurs de ces actions simultanément.

Quand une dysfonction proprioceptive apparaît…

Les sujets « étiquetés » DYS comme la dyslexie, la dyspraxie, la dysgraphie, la dysorthographie, la dyscalculie ou même la dysphasie sont des sujets sains présentant malgré de bonnes conditions sociales et organiques des difficultés d’apprentissages liés à leur dysfonction. Il a été étudié que les sujets DYS présentaient un mauvais fonctionnement de leur proprioception sensorielle.

Cette perturbation va avoir les conséquences suivantes :

  • Une asymétrie du tonus musculaire qui va déséquilibrer la posture globale du squelette, pouvant donner naissance à des attitudes scoliotiques et à des instabilités.

 

  • Une localisation corporelle approximative dans l’espace qui empêche une coordination motrice efficace. On retrouvera cette approximation chez les dyspraxiques qui auront des gestes quotidiens difficiles comme par exemple attraper une balle, tenir un stylo ou nouer ses lacets. Le mouvement des yeux est également touché et l’œil n’est alors plus amené vers le centre du mot à lire ce qui rend la lecture plus difficile chez le dyslexique.

  • Une perturbation de la perception visuelle provoquée par les mouvements de l’œil, lors de la lecture par exemple. Des lettres s’effacent, s’inversent ou bien se chevauchent, rendant la lecture difficile. Les bruits de classe vont amplifier ces phénomènes  de négligences visuelles, rendant alors la compréhension et l’écoute compliquées. Les sollicitations multiples d’une classe scolaire : lire, écrire, écouter et comprendre, deviennent des actes complexes à réaliser dans un même temps.

 

  • Une perturbation fonctionnelle de la bouche pouvant donner une déglutition atypique, des troubles respiratoires diurne et nocturne, une mauvaise position linguale ainsi que des troubles occlusifs dentaires.

 

Il est important de souligner que ces dysfonctions sont présentes
en dépit de facultés intellectuelles performantes et d’une physiologie cérébrale normale.
La dysperception proprioceptive n’est pas une maladie !

En quoi consiste le traitement proprioceptif ?

Le traitement de la dysproprioception consiste à améliorer la perception sensorielle et la localisation spatiale par des actions multiples et pluridisciplinaires.

Les yeux 

 

Le port de lunettes prismées va corriger l’acuité visuelle si nécessaire mais surtout permettre aux muscles oculaires d’être plus performant dans leur sensorialité et leur mobilité. Une rééducation orthoptique peut également être envisagée.

Les pieds 

 

Le port de semelles plantaires proprioceptives va corriger la position du pied si nécessaire mais surtout stimuler les récepteurs cutanés qui pourront alors transmettre des informations essentielles pour aider notre proprioception.

La bouche 

 

Le port de petits plots dentaires va aider à améliorer la perception sensorielle de la sphère oro-faciale. Cette technique est recommandée notamment pour des troubles du sommeil, des mauvaises positions linguales ainsi que des troubles de la déglutition.

D'autres traitements sont nécessaires

afin d'avoir une proprioception performante:

 

  • Les réflexes posturaux sont des contractions automatiques de certains muscles suite à des mouvements de la tête, des yeux et de la bouche ; parfois ces réflexes sont altérés et il est nécessaire d'avoir recours à un  traitement manuel ostéopathique.

 

  • Le sphénoïde est un os du crâne, intervenant énormément dans la cognition, qui fusionne entre le 21ème et le 28ème jour de notre vie intra-utérine. Pour plusieurs raisons (stress, peurs, autres…), cette fusion est altérée. L'expérience clinique en thérapie manuelle montre la présence de lésions crâniennes à ce niveau chez tous les enfants présentant des troubles de l’apprentissage. La thérapie manuelle permet d'avoir accès aux membranes, c'est à dire à notre structure embryonnaire, et traite la mécanique crânienne.

 

  • Les réflexes archaïques sont des mouvements involontaires venant perturber la motricité. Ces réflexes sont naturels pendant les premières semaines de vie mais doivent « s’endormir » par la suite. Le traitement de ces réflexes est indispensable pour avoir une motricité précise et des gestes coordonnés.

Ce traitement proprioceptif sensoriel n'est pas une substitution aux rééducations traditionnelles des troubles des Apprentissages : l’orthophonie, l'ergothérapie, la psychomotricité sans oublier l’approche psychologique doivent continuer et ces traitements ne seront qu'optimisés si la proprioception est performante.

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